21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
Nostra aetate est une déclaration du concile Vatican II sur les relations de l’Église catholique avec les religions non chrétiennes. Elle est promulguée le 28 octobre 1965 par le pape Paul VI. « Nostra aetate » sont les premiers mots du texte latin, qui signifient « À notre époque »
« Soixante ans après la Déclaration Nostra aetate, l’Église catholique porte un regard empreint de profonde gratitude sur le chemin parcouru.
En six décennies, ce document, bref mais audacieux, a radicalement transformé le visage des relations interreligieuses. L’Église est passée d’une attitude souvent empreinte de réserve ou de distance à une démarche courageuse de dialogue sincère, de rencontre respectueuse et de coopération fraternelle. Cet héritage constitue désormais un patrimoine vivant et incontournable, qui continue d’interpeller les croyants d’aujourd’hui et les engage à poursuivre cette aventure humaine et spirituelle, si vitale pour notre époque.
58. Dans un monde à la fois profondément interconnecté et fragmenté, le message de Nostra aetate reste donc d’une grande actualité. La fraternité entre croyants de différentes traditions religieuses n’est pas un simple idéal, mais une exigence morale, spirituelle et sociale. Face aux défis contemporains – extrémismes religieux, migrations mondiales, sécularisation, crises écologiques et sociales –, les religions sont appelées à transformer le monde et la société afin qu’ils soient l’expression fraternelle de la volonté de Dieu. Cet engagement passe nécessairement par une éducation renouvelée au dialogue, en particulier auprès des jeunes générations, afin de surmonter les peurs et les préjugés et d’enraciner une véritable culture de la rencontre.
59. À l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration Nostra aetate, l’Église réaffirme avec conviction sa détermination à poursuivre ce chemin exigeant, à l’écoute du Saint-Esprit, toujours à l’œuvre dans l’histoire de l’humanité et au sein des différentes cultures et religions des peuples, dans lesquelles, selon des modalités que Lui seul connaît, Il allume la flamme de la sagesse, et dispense ses multiples dons. L’Église invite chacun à devenir « des bâtisseurs de ponts, et non de murs »[93], des artisans de paix et de fraternité, capables d’accueillir l’autre dans sa singularité, de reconnaître ses richesses spirituelles et de collaborer à l’édification d’une société plus juste et plus humaine.
Comme l’a souhaité le pape Léon XIV : « Le témoignage de notre fraternité, que j’espère nous pourrons manifester par des gestes efficaces, contribuera certainement à édifier un monde plus pacifique, comme le désirent dans leur cœur tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté »[94].
60. Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire d’avancer résolument dans cette direction, soutenus par la grâce de Dieu et par le trésor spirituel des traditions religieuses. Nostra aetate, « il y a soixante ans, a apporté l’espérance au monde de l’après-guerre. Aujourd’hui, nous sommes appelés à refonder cette espérance dans notre monde dévasté par la guerre et dans notre environnement naturel dégradé »[95]. »
Approuvé par le pape en juin 2026 et publiée le 16 septembre par le Dicastère pour la doctrine de la foi ; le Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, et le Dicastère pour le dialogue interreligieux. (Notre-Dame des Internautes)
