A l’écoute de Don Armand Veilleux.

D’abord, à l’écoute de l’Esprit Saint
Neuvaines pour les jours difficiles. Bernard-Marie. Salvator.

04 Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
https://www.aelf.org/bible/Is/50

A l’écoute d’un passage d’Evangile où Jésus marche sur les eaux et homélie explicative.
Le soir venu,
les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm,
sur l’autre rive.
C’était déjà les ténèbres,
et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.
Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades
(c’est-à-dire environ cinq mille mètres),
lorsqu’ils virent Jésus
qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque.
Alors, ils furent saisis de peur.
Mais il leur dit :
« C’est moi. N’ayez plus peur. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque ;
aussitôt, la barque toucha terre
là où ils se rendaient.
H O M É L I E de Don Veilleux.
Il y a beaucoup de détails mystérieux et lourds de symboles dans ce bref texte de saint Jean. La scène se situe tout de suite après la première multiplication des pains (dont nous avons lu le récit hier). Nous sommes encore au début de la vie publique de Jésus, et ses relations avec ses disciples sont en train de s’établir. Après la multiplication des pains, alors que la foule veut le faire roi, Jésus se retire seul sur la montagne. Les disciples sont déjà habitués à ces nuits que Jésus passe seul sur la montagne à prier. Lorsque le soir arrive et que Jésus ne revient pas, les disciples savent qu’il y passera la nuit. Ils descendent alors au bord du lac et s’embarquent pour la ville de Capharnaüm, de l’autre côté. Jean a alors une de ces phrases pleines de mystère : “Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints« . La mention de la nuit, chez Jean, signifie aussi le trouble, le manque de compréhension, l’absence de Jésus. Les disciples sont un peu perdus.
Tout à coup un grand vent se mit à souffler. Comme il arrive souvent sur les lacs d’une grande étendue (et le lac de Tibériade est une vraie mer intérieure), des tempêtes très fortes peuvent commencer de façon subite. Le récit de Jean est extrêmement sobre en détails. Tout ce qui l’intéresse est de montrer ce que vivent intérieurement les disciples et la relation que Jésus est en train d’établir avec eux.
Les disciples ont déjà ramé cinq kilomètres environ lorsque tout à coup ils voient Jésus marcher sur la mer et se rapprocher d’eux. Il est intéressant de remarquer que Jean n’est pas intéressé à décrire un miracle, un phénomène extraordinaire. Il dit simplement que les disciples virent Jésus marchant sur la mer et se rapprochant d’eux, comme si c’était la chose la plus normale du monde. Dans leur difficulté, leurs pensées et leurs coeurs se tournent vers lui et cette foi en lui le rend déjà présent. Lorsqu’ils l’aperçoivent, ils sont saisis de crainte ; mais il s’agit de la crainte révérencielle. Jésus se révèle alors dans toute la grandeur de sa divinité en utilisant l’expression « Ego eimi » – « Je suis » (ce qui est énormément plus fort que la traduction insipide : « c’est moi »). Et il ajoute la recommandation qui accompagne presque chaque apparition : « soyez sans crainte« .
Alors les disciples veulent le prendre dans la barque, mais ils sont déjà au rivage. Il ne faudrait pas imaginer que la barque a été miraculeusement transportée au bord du lac. L’explication la plus probable est que, tout en continuant à ramer, ils sont si totalement pris par leur conscience de la présence de Jésus qu’ils ne s’aperçoivent pas du chemin parcouru et de la fatigue, avant d’être arrivés au port.
Il serait facile de mettre ce récit évangélique en relation avec ce que nous vivons soit individuellement, soit comme communauté. Je laisse à chacun d’entre nous de le faire dans le silence de son cœur.
Armand Veilleux
scourmont.be/publications/pages-de-dom-armand-veilleux/homelies-de-dom-armand-veilleux/6145-homelie-pour-le-samedi-de-la-2e-semaine-de-paques-18-avril-2026.html
https://www.scourmont.be/publications/pages-de-dom-armand-veilleux.html
A l’écoute de pape François.
(extrait) : En marchant sur l’eau, il veut nous dire: «N’ayez pas peur, je mettrai vos ennemis sous vos pieds» — c’est un beau message: «je mettrai vos ennemis sous vos pieds» —: non pas les personnes, ce ne sont pas elles les ennemis, mais la mort, le péché, le diable: voici les ennemis des gens, nos ennemis. Et Jésus foule aux pieds ces ennemis pour nous. Le Christ répète aujourd’hui à chacun de nous: «Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte» Confiance, parce que je suis là, parce que vous n’êtes plus seuls dans les eaux agitées de la vie. (Pape François, Angélus, 13 août 2023)
https://www.vaticannews.va/fr/evangile-du-jour/2026/04/18.html
A l’écoute de saint Pierre, le futur 1er pape de l’Eglise en dialogue avec Jésus.
« Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
5 Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.
26 En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier.
27 Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! »
28 Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. »
29 Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus.
30 Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! »
31 Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »
32 Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba.
Représentation romancée par The Chosen.
Le monde est comme une mer agitée et Sapiens France invite à marcher à contre-courant.


Marcher à contre-courant, donner sa vie.
24 Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive.
25 Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera.
26 Quel avantage, en effet, un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c’est au prix de sa vie ? Et que pourra-t-il donner en échange de sa vie ?
https://www.aelf.org/bible/Mt/16
La Voix du Clocher. Napo marche à contre-courant de la Doxa*.
https://www.youtube.com/@SapiensFrance/shorts
*La doxa (du grec doksa, « opinion », « rumeur ») désigne l’ensemble des opinions communes, croyances partagées et préjugés non vérifiés qui prévalent au sein d’une société. (IA)
Que la parole biblique prenne corps en nous, comme en Marie!
A l’écoute de Pape Léon. Il marche résolument sur les eaux agitées !
Son message est universel. Il est prophète pour toute l’humanité.

Nous sommes témoins d’une aurore.
Cantiques :
N’aie pas peur https://www.youtube.com/watch?v=ysStPh65gvg
https://www.conducteurdelouange.com/1080

Parce que c’est la prière qui sauvera le monde, remplissons à nouveau les monastères et les églises!





































































