Le pape François publie pour son anniversaire de pontificat, « dix chemins pour un monde meilleur », selon le sous-titre de cet ouvrage. Ecologie, recherche du bien commun, lutte contre les fake news et place des femmes font partie des priorités qu’il détaille.
Ce livre publié aux éditions Artège pourrait se révéler le livre-programme de François. Le pape y annonce les dix sujets sur lesquels il met sa priorité pastorale. Même l’ordre des chapitres, en commençant par la lutte contre les abus dans l’Eglise, est significatif.
François qui a souvent demandé que les croyants prient pour lui, introduit son livre par les mots suivants: « je voudrais aussi […] vous partager dix demandes que je fais au nom de Dieu pour affronter le monde à venir avec espérance. » Le pape précise ensuite « ces dix questions pour lesquelles nous devons unir les forces de toute la famille humaine et pour lesquelles je voudrais également vous apporter quelques propositions. Je voudrais vous inviter à faire partie d’un processus de changement.«
L’espérance d’un monde meilleur
Le pape François s’exprime tour à tour, suivant les sujets avec un témoignage personnel ou en fonction de l’analyse que lui permet sa fonction de successeur de Saint Pierre, chef de l’Eglise catholique. Il s’adresse, comme il le répète à maintes reprises, aussi bien aux croyants qu’aux non-croyants. Les exemples qu’il cite puise dans les références culturelles et religieuses des différentes traditions.
Le pape aborde successivement:
Au nom de Dieu, je demande que la culture de l’abus dans l’Église soit éradiquée
Au nom de Dieu, je demande que nous protégions la Maison commune
Au nom de Dieu, je demande une communication qui combat les fake news et évite les discours de haine
Au nom de Dieu, je demande une politique au service du bien commun
Au nom de Dieu, je demande qu’on arrête la folie de la guerre
Au nom de Dieu, je demande que nos portes soient ouvertes aux migrants et aux réfugiés
Au nom de Dieu, je demande que la participation des femmes dans la société soit promue et encouragée
Au nom de Dieu, je demande que soit permise et soutenue la croissance des pays pauvres
Au nom de Dieu, je demande que son nom ne soit pas utilisé pour fomenter des guerres
Au nom de Dieu, je prie pour l’accès universel aux soins de santé
Comme souvent dans les écrits de François, chaque chapitre reprend des idées déjà exprimées dans l’une ou l’autre homélie, publication ou encyclique. « En tant qu’humanité, nous devons garder la mémoire de l’histoire transmise, le courage d’affronter le présent et l’espérance pour l’avenir« , rappelle le pape dans sa conclusion.
« L’espérance d’un monde meilleur est un fil conducteur qui relie les dix demandes au nom de Dieu que je vous présente et que je vous invite à accomplir ensemble, écrit encore le pape. Il n’y a pas de formule magique, mais une attitude envers la vie, envers notre prochain et envers la Maison commune qui nous aidera sûrement dans beaucoup de ces domaines.«
AF de B.
« Au nom de Dieu, je vous le demande. Dix chemins pour un monde meilleur » du pape François, 152 pages, éditions Artège, février 2023.
« Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Isaïe 21 :5
Pour repartir à zéro, rien de tel qu’une bonne révision de vie, une confession
sincère.
Les Jésuites ont une longue expérience d’accompagnement spirituel. Ils peuvent vraiment aider à cheminer vers Dieu. Egalement les Franciscains, Dominicains, Cisterciens, …
Notre pape François a reçu une formation de Jésuite tout comme le père Bernard de Give (Michel de Give) qui fut moine à Scourmont.
Parce qu’elle se pose des questions sur Jésus qu’elle a vu en rêve, une dame musulmane me dit : -Quand j’étais jeune, de ma chambre, je voyais une église et cela me donnait l’envie d’aller me confesser. Je ne l’ai pas fait car je ne faisais pas de péché.
-Tu sais, on fait tous des péchés ! Quand on prie, l’Esprit Saint nous éclaire. Même si ce ne sont pas de gros péchés, il est bon de se nettoyer l’âme de temps en temps. Pour aller au ciel, notre âme devra être propre ! Et comme on ne sait pas quand on va mourir, mieux vaut prendre ses précautions, ne pas attendre pour se confesser.
NB : Cela ne m’a pas étonnée qu’une musulmane cherche à se confesser car les musulmans aiment Marie, or Marie nous pousse dans les bras de son Fils Jésus. Je n’ai donc pas répondu à cette femme que l’Eglise réserve ce sacrement de la confession aux baptisés parce qu’en fait Jésus est venu pour tout le monde. Il se laisse toucher par toute personne qui veut mieux le connaitre. Que le Seigneur éclaire le prêtre qui reçoit une personne non baptisée.
01 …. je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas.
Est-ce que je dénonce parfois les abominations ? Amnesty International ne cesse de nous solliciter ! A.E.D. également. Portes Ouvertes, aussi … Est-ce que je cherche à entrer en dialogue avec des femmes voilées? A regarder au-delà des apparences?
UN FOULARD POUR SE PENDRE – Eric-Emmanuel Schmitt
Il y a des jours où j’ai honte d’être un homme. Non seulement honte d’être un humain, mais honte
d’être un humain de sexe masculin.
En ce moment, dans plusieurs pays, Syrie, Irak,
Nigéria, Somalie, Mali, Yémen, des fanatiques réduisent des femmes à
l’esclavage. Dans les villages conquis, on exécute les garçons de plus de 14
ans et l’on se sert des femmes comme d’objets sur lesquels vont pouvoir
s’exercer sadisme et concupiscence. Toutes sont humiliées, les plus jeunes et
les plus jolies sont vendues, violées, revendues, reviolées… Certaines
s’entraident pour s’enfuir, d’autres avalent de la mort aux rats, d’autres
utilisent leur foulard pour se pendre…
Zainab Bangoura, représentante spéciale des Nations
Unies, a produit cette semaine un rapport dont je ne peux même pas rapporter
les détails ici.
Cette brutalité constitue un système. L’asservissement
des femmes sert la politique des terroristes : il effraie les populations à
conquérir, il finance les actions par la vente et revente des femmes, et il
permet de recruter des combattants en leur promettant la satisfaction !
Quelle violence, quelle arrogance, quel mépris se tapissent dans le mâle pour l’amener à se conduire ainsi ? Les femmes ont-elles, une seule fois dans l’histoire, agressé les hommes à ce point ? J’ai honte. Certes, je n’ai rien fait de tel et ne le ferai jamais, mais en tant qu’homme, j’ai honte. Eric-Emmanuel Schmitt
Est-ce que je respecte le travail des autres? Notre mère-nature?
… et la liberté de l’autre, sa liberté de pensée, je la respecte?
Leah Sharibu reste prisonnière de boko haram car elle ne veut pas changer de religion et devenir musulmane. Elle aime Jésus.
Suis-je libre ? Ou bien, par facilité, par tradition, je me conformise ?
Est-ce que je sais écouter
d’autres avis que le mien ?
Les
uns disent : c’est bien qu’il y ait internet partout. D’autres disent : Il vaut mieux mettre l’argent
pour servir les pauvres qui, avant toute autre chose, ont besoin d’eau
et de pain.
Me permettez-vous de partager mes opinions ? Oui, je soutiens les êtres qui ne tirent pas d’avantages financiers mais … qui sont sans cesse persécutés!
Est-ce que je soutiens les personnes ordinaires et courageuses? Ou bien j’engraisse les ogres qui mangent nos enfants ?
Tant d’argent en jeu, c’est très douteux! D’autant plus que la liberté disparait: « Vous devez vous faire vacciner!!!! »
Suis-je
paresseux ?
Tant d’emplois sont disponibles. Il manque de travailleurs !
Est-ce que je dis un vrai merci à Jésus? Comment le remercier du fond du coeur?
C’est par amour que Jésus dévoile nos péchés. Il nous sauve !
Comme il l’a fait avec la Samaritaine, Jésus nous
révèle nos péchés quand nous venons vers Lui. Cette opération est
intérieure. Si nous prenons du temps
avec Jésus, il nous parle intérieurement ou à travers des personnes sur notre
chemin.
« Va appeler ton mari, lui dit Jésus, et reviens ici. » 17La femme répondit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as bien fait de dire : ‘Je n’ai pas de mari’, 18car tu as eu cinq maris et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité. » 19« Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète.
L’abbé Champenois arrive au bon moment chez une dame qui souhaitait la visite d’un prêtre.
La comm-union, fruit de la réconciliation.
Comment
rester ensemble sans vivre la réconciliation ? Impossible ! Les moines sont un exemple des bienfaits du
vivre-ensemble. C’est leur unité qui permet leur fécondité. Que de bienfaits
pour tous ! Si les « gens dans le monde » pouvaient s’entendre
eux aussi, la paix viendrait vite.
Maya, Noël Colombier – Aimez-vous les uns les autres
Regarde l’étoile
Glorious – Saint-Esprit (Voici mon coeur)
SUPPLEMENTS
Découvrir les sacrements (2/7) : À quoi sert la confession ?
Le consumérisme.
Le consumérisme est en train de dévorer et surchauffer la
Terre. Et nous avec. Si ce système de démesure résiste si bien à toutes les
crises, c’est qu’il vit en nous. Il colonise nos âmes, façonne nos modes de vie
et devient addictif par ses mécanismes. Pour en sortir, une mutation intérieure
est nécessaire, à travers notamment trois questions essentielles : qui
suis-je ? quel est mon désir ? de quoi ai-je peur ? Bio Michel
Maxime Egger est sociologue et écothéologien.
La pandémie n’est pas qu’un problème sanitaire, soluble par un
vaccin. Elle révèle l’impasse d’un système productiviste et consumériste
globalisé qui épuise et donne la fièvre à la Terre par sa démesure. Qu’on le
veuille ou non, la sobriété est la seule alternative crédible à ce système
incompatible avec les limites de la planète.
Dans son inspirante encyclique Laudato si’, le pape François en
fait l’éloge comme un nouveau mode de vie « prophétique et contemplatif,
capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la
consommation ».
Et si le moins de biens, de shopping, de voyages ou de
sports d’hiver était une chance pour plus de
liens, de temps pour soi et pour les autres, d’intériorité et de spiritualité ?
Le pape François décrit la sobriété comme la « capacité de
jouir et de vivre intensément avec peu ». Rien à voir donc avec
l’abstinence, qui revient à nier la bonté des choses créées. La sobriété n’est
pas une privation, mais une libération. Elle n’est pas lourde, mais source de
légèreté. Non seulement elle désencombre nos existences, mais elle nous apprend
à marcher légèrement sur la terre, en réduisant notre empreinte et notre
emprise sur la nature. Elle est, en ce sens, indissociable du respect de la
finitude de la Terre et de l’impératif de justice.
Le pape François décrit la sobriété comme la « capacité de
jouir et de vivre intensément avec peu ». Rien à voir donc avec
l’abstinence, qui revient à nier la bonté des choses créées. La sobriété n’est
pas une privation, mais une libération. Elle n’est pas lourde, mais source de
légèreté. Non seulement elle désencombre nos existences, mais elle nous apprend
à marcher légèrement sur la terre, en réduisant notre empreinte et notre
emprise sur la nature. Elle est, en ce sens, indissociable du respect de la
finitude de la Terre et de l’impératif de justice.