Laisse une chance à Jésus. Invite-le dans ta maison, dans ta famille.

Ne passe pas à côté de ton miracle pour Noël. Alberto Maalouf de NDML.

Homélie du père Jacques Pineault à l’abbaye Notre-Dame de la Paix à Chimay.

Frères et sœurs, tout au long de l’Avent, la liturgie nous a parlé de la venue de Jésus. Cette Bonne Nouvelle était annoncée depuis plusieurs siècles à un « peuple qui marchait dans les ténèbres » (Is 1,9). Ces ténèbres, c’étaient celles de l’exil et de l’oppression étrangère. Le message d’Isaïe dans les ténèbres marque encore douloureusement la vie de notre monde, celles du terrorisme et de la violence, mais aussi celles de la maladie, de la pauvreté et de la solitude.

La Bonne Nouvelle de Noël, c’est que Dieu ne nous abandonne pas. Il vient à nous. Il vient « nous rendre espoir et nous sauver » comme le chante le Venez divin Messie . Venez divin Messie est un chant populaire chrétien. Il est traditionnellement chanté durant la période de l’Avent. Il rappelle le temps d’attente du peuple d’Israël avant la naissance du christ. Ce chant est en même temps un appel à Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie.

Tout au long des Évangiles, nous entendons Jésus nous parler d’un Dieu qui est Père, un Père qui aime chacun de ses enfants. Il est venu « chercher et sauver ceux qui étaient perdus » (Lc 19,10). Le vrai Dieu n’a rien à voir avec une religion qui fait massacrer des innocents, des hommes, des femmes et même des enfants. La fête de Noël vient nous rappeler que le vrai Dieu est AMOUR. Il ne sait pas être autre chose. Dans un monde pollué par la haine et la violence, il est celui qui nous apporte la vraie lumière.

Ce Jésus dont nous fêtons la naissance a été annoncé aux bergers. Quand nous faisons la crèche dans nos maisons, nous les mettons en bonne place, mais beaucoup ne savent pas trop qui ils étaient. En fait, ils faisaient partie d’une catégorie de gens vraiment méprisés. C’étaient des hommes rustres qui n’avaient pas l’habitude de fréquenter les lieux de culte. À travers eux, c’est la Bonne Nouvelle qui est annoncée aux petits, aux pauvres et aux exclus. Et cela, nous le retrouvons tout au long des Évangiles. Jésus est venu pour nous dire qu’ils ont la première place dans le cœur de Dieu.

C’est vrai, les Évangiles nous rappellent la mission de Jésus auprès de ceux et celles qui sont accablés par des souffrances de toutes sortes. Il a accueilli tous ceux et celles qui étaient infréquentables à cause de leur mauvaise vie. Il a ouvert la porte de la Lumière à l’aveugle-né, révélé l’amour qui habitait le cœur de Marie-Madeleine, rendu la vie à Lazare, à la fille de Jaïre, au fils de la veuve de Naïm, apporté le salut à Zachée, rendu la santé à l’hémorroïsse, à la fille de la Cananéenne, libéré Lévi le publicain pour le transformer en l’évangéliste Matthieu, procuré l’eau vive à la femme de Samarie qui deviendra missionnaire, fait de Paul le persécuteur des premiers chrétiens un apôtre des Gentils, et combien d’autres qui étaient rejetés par la société bien-pensante de l’époque ont été guéris de leur misère, de leurs maladies ou infirmités, voire de leurs péchés. Avec Jésus, c’est la victoire de l’AMOUR sur le mal et la mort.

Cette Bonne Nouvelle n’est pas que pour les gens d’autrefois. Elle est pour tous les hommes de tous les temps. Elle doit être proclamée dans le monde entier, y compris dans les « périphéries », comme l’a rappelé si souvent le pape François. L’expression « périphéries » fait référence aux zones où vivent les personnes marginalisées, en marge de la société. Le pape François les a souvent mentionnées pour nous appeler à sortir de notre zone de confort et à nous ouvrir aux autres, en particulier aux plus démunis. Il est devenu le « Pape de la périphérie » en raison de son engagement envers les pauvres et les exclus.

Des associations s’organisent pour aller vers les plus pauvres, les personnes seules, celles qui sont à la rue, celles qui n’ont pas les moyens de faire la fête. Des messes sont célébrées dans les prisons et les hôpitaux. Le Christ rejoint tous ceux et celles qui sont accablés par la souffrance, la maladie, le deuil, le chômage, les conflits familiaux. Bien sûr, il ne va pas faire un miracle pour résoudre tous nos problèmes. Mais il marche avec nous. Parfois même, il nous porte. Il nous ouvre un chemin d’espérance.

Fêter Noël, c’est accueillir cette Bonne Nouvelle qui vient changer notre vie et celle du monde. Ce Jésus dont nous fêtons la naissance continue à venir. Il frappe à notre porte. « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi » (Ap3,20).

Dieu continue à nous envoyer son Fils frapper à notre porte. En cette nuit de Noël, nous sommes donc invités à l’accueillir, à lui donner la première place dans notre vie et à faire « tout ce qu’il nous dira ». L’expression est tirée de l’épisode du mariage de Cana, où il manque du vin. La mère de Jésus s’adresse aux serviteurs en disant : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jn 2,5). Elle signifie que l’on doit obéir et suivre les instructions de quelqu’un, en l’occurrence Jésus. Le message complet est qu’il faut faire confiance à Dieu et suivre ses inspirations.

Avec lui, c’est la joie et l’amour qui entrent dans notre vie. Il veut habiter le cœur des hommes. Alors oui, soyons dans la joie et l’allégresse. Un enfant a dit que « Jésus est le plus beau cadeau de Noël ». Il avait tout compris. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui vont fêter Noël sans penser à cette Bonne Nouvelle. Tout est prévu, le sapin, les décorations, les cadeaux, le réveillon, mais on oublie Celui qui est à l’origine de ces festivités, sans quoi la joie sera la triste joie d’un soir plus fatigant que les autres.

L’Eucharistie qui nous rassemble en cette fête de Noël nous rappelle que le Christ ne cesse de vouloir nous rejoindre. Il continue à vouloir venir chez les siens. C’est un cadeau extraordinaire qui nous est offert à tous, gratuitement et sans mérite de notre part. Avant la communion, nous entendons le prêtre nous dire : « Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlève les péchés du monde ». Ces paroles ne sont pas que pour l’assemblée qui est présente à l’église. Elles sont pour le monde entier. Le Christ ne demande qu’à se donner à tous. Heureux ceux qui ont un cœur de pauvre pour laisser le Christ entrer dans leur vie. En ce temps de Noël, supplions-le : « Toi qui es Lumière, toi qui es l’amour, mets en nos ténèbres ton Esprit d’amour ». Amen.

https://www.facebook.com/photo?fbid=4692935420953566&set=a.1861319930781810

« Laissez les enfants venir à moi, et ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. »

 https://www.aelf.org/bible/Lc/18
 

36 Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux

https://www.aelf.org/bible/Lc/6

CARITAS: Offrons ensemble un nouveau départ à des familles réfugiées.

© Caritas Jerusalem

Fuyant la guerre, les persécutions ou les catastrophes, des familles réfugiées arrivent en Belgique dans des conditions extrêmement précaires. Elles ont tout perdu : maison, repères, parfois même des membres de leur famille – comme celles venues de Gaza. Avec votre soutien, Caritas International leur offre un accompagnement social, administratif et psychologique pour qu’elles puissent reprendre espoir.

JE FAIS UN DON

CE QUE VOTRE DON PERMET

  • 25 € > Kit scolaire pour un enfant réfugié·e (crayons, cahiers, livres)
  • 60 € > Kit de première nécessité : draps, ustensiles de cuisine, produits d’hygiène
  • 90 € > Accompagnement psychologique pour un enfant

Caritas International Belgique Offrons ensemble un nouveau départ à des familles réfugiées

© Caritas International

À notre arrivée, nous étions terrifiés. Nous ne parlions pas la langue. Mais Caritas nous a accueillis et accompagnés à chaque étape. 

Aïcha, un mère de famille venue de Gaza pour trouver refuge en Belgique.

Caritas International Belgique Offrons ensemble un nouveau départ à des familles réfugiées

CARITAS AGIT CONCRÈTEMENT

Avec votre soutien, Caritas International offre :

  • Un accompagnement social personnalisé
  • Un soutien administratif et psychologique
  • Un logement familial temporaire et une aide pour en trouver un permanent

Grâce à un accompagnement bienveillant, la famille se reconstruit pas à pas. Les enfants vont à l’école, et Aïcha et son mari, Sahdi espèrent vite trouver du travail pour offrir un avenir à leurs enfants.

Faites un don en ligne ou un virement sur le compte BE88 0000 0000 4141 avec la communication « 5142 Accueil ».

Chaque don, quel qu’en soit le montant, allume une lueur d’espoir.
Si vous donnez au moins 40 € à Caritas International en 2025, vous recevrez une attestation fiscale l’an prochain.Je fais un don

Une question ? Contactez-nous

« Retourner dans mon pays, le Togo ? Non, pas possible ! » Témoignage.

Je suis originaire du Togo, pays d’Afrique de l’Ouest, devenu   indépendant en 1960. Dans ma région, le christianisme est peu répandu car il est lié au colonialisme et donc mal perçu. La religion la plus courante est l’animisme. Ma famille pratique le culte vaudou.

Le vaudou, qu’est-ce que c’est ? C’est une manière d’entrer en contact avec les esprits des morts. Les vaudous sont représentés en statuettes, en terre battue ou en fer. Ces statues contiennent des morceaux de squelettes humains. C’est la nuit que les squelettes sont déterrés. Moi-même, j’ai dû faire ce sale boulot ! Certains esprits sont dangereux. Il y a de nombreux morts à cause du vaudou.

Cette pratique se transmet de génération en génération. A chaque naissance, on fait une cérémonie obligatoire de réincarnation sur le nouveau-né (djoto). Les esprits ont décidé que je devrais un jour remplacer mon oncle comme grand-prêtre vaudou, quand il serait décédé. Mon père me l’a dit quand j’avais dix ans.

Un jour, je suis tombé malade, je ne guérissais pas mais mon père ne voulait pas m’envoyer à l’hôpital, puisqu’il est guérisseur.  Je me suis mis à saigner de plus en plus par le nez et à cracher du sang, alors mon père a accepté.  J’avais la tuberculose. Quand je suis arrivé, les médecins m’ont dit que c’était très grave, que j’arrivais fort tard. Il y avait peu de chance que je m’en sorte. Beaucoup de patients autour de moi mouraient. 

A l’hôpital, j’ai reçu la visite de chrétiens d’un groupe de prière du Renouveau Charismatique. Ils m’ont parlé de Dieu, de Jésus. Ils ont prié pour moi et j’ai été guéri en suivant bien mon traitement.   Ma guérison est une bénédiction de Dieu ! J’aurais pu mourir tant ma maladie était grave !  J’ai demandé à devenir chrétien. J’ai reçu le baptême quelques mois plus tard.

J’ai passé deux mois à l’hôpital. Quand je suis rentré chez moi, vu que mes parents ne sont pas chrétiens, mais animistes, je me suis rendu à l’église en cachette. Finalement, ils l’ont appris et ils m’ont convoqué, car chez les animistes, pour tout ce qu’on fait, on doit consulter les dieux vaudous. Ils m’ont interdit de retourner à l’église et ils m’ont menacé.

Je ne suis plus allé à l’Eglise pendant quelque temps, mais les chrétiens sont venus me parler à nouveau et j’y suis retourné. Mes parents sont alors devenus violents avec moi.  

Un 18 février,  mon oncle que je devais remplacer comme grand-prêtre vaudou est décédé. Ce soir-là, ma famille est venue m’enlever et ils m’ont enfermé dans un couvent vaudou.

Là, j’ai demandé à une personne de prévenir le prêtre chrétien. Grâce à l’Eglise, j’ai pu fuir car j’étais vraiment en danger. En effet, chaque année, on sacrifie une personne pour le vaudou, en cachette. Comme j’avais refusé de devenir le grand-prêtre, je risquais bien d’être leur prochaine victime. J’ai fui précipitamment mon pays.

Je suis en Belgique depuis 3 ans.  J’ai laissé au pays ma femme enceinte de 3 mois et notre fille, qui hélas est décédée l’an dernier.  

 Je suis maintenant papa d’une garçon, mais je ne l’ai pas encore vu !  Ma famille me manque tellement!

J’ai été régularisé, c’est un très grand bonheur pour moi, mais il y a eu longtemps une ombre au décor. J’aurais pu faire venir ma famille mais ce n’était pas possible.  Je reçois 830 € par mois. Or je loue un studio 450 €, électricité non comprise et je dois rembourser 75 € par mois au  CPAS qui a avancé la caution. Les billets d’avion coûtent cher ainsi que les frais de dossier au Togo et les tests ADN. Ma femme ne peut pas les payer.

J’étais parti à Charleroi dans l’espoir d’y trouver du travail mais je ne trouvais rien. Le CPAS me promettait du travail dans le cadre du passage 45. J’ai attendu longtemps avant de pouvoir travailler et intervenir dans les frais liés à la venue de ma famille en Belgique. Finalement, je recevrai de l’aide de Caritas et d’un prêtre, ami de la famille qui m’épaule depuis le début de mon arrivée en Belgique.

Je craignais pour la santé de ma femme, fragile elle aussi. Elle a dû parcourir de grandes distances pour obtenir des visas. En effet, comme il n’y a pas d’ambassade de Belgique dans mon pays, les autorités lui avaient demandé de se rendre en compagnie de notre second enfant, âgé de deux ans, d’abord à Lagos, ensuite à Abuja, capitale du Nigéria. C’est à plus de mille kilomètres de leur village ! La capitale nigériane a déjà été le théâtre d’attaques terroristes de la secte islamiste Boko Haram* ! Ça fait peur.

Désormais, après avoir suivi une formation de cuisiner, j’ai trouvé du travail. Quelle chance ! Merci à Dieu, merci  à la Belgique, merci aux personnes qui m’ont aidé à m’ intégrer.

Cette famille réunie souhaite vivre dans la paix, la sécurité. C’est pourquoi des détails ont été modifiés par souci de discrétion.

————————————————————–

*Au Nigéria, les chrétiens sont persécutés.

https://www.opendoorsuk.org/news/latest-news/leah-sharibu-friends/

Que dit la Bible au sujet du vaudou?

La parole de Dieu  défend de chercher à entrer en contact avec les morts. 

10Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien,11d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts.…  Deutéronome 18

« 11 Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutôt. »  https://www.aelf.org/bible/Ep/5

CANTIQUES